Course aux Oscars: The Town

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Synopsis: Une bande de voleurs de banque de Boston monte un dernier coup.

Nominations: Acteur de soutien.

Disponible en torrent?: Oui.

Cote: Correct. Pour sa 2e réalisation, Ben Affleck reprend à peu près tous les clichés du film de braquage de banque. Les scènes d’action sont les plus réussies, mais on en reparlera plus après le 28 février.

Avoir Des idées : inspirations 10

Pas mal de trucs différents dans les inspirations d’aujourd’hui. Pas trop de lol. Juste un peu… juste pour dire. C’est que des fois, ça feel comme ça. Une journée un peu moins lol. Quand même pas de risque que je pop une mdma et que j’aille me faire raser la tête par une lesbienne en chest, mais bon. Ça c’est l’autre extrême.

Sérieusement, c’est surtout parce que, récemment, j’ai découvert le blog Yimmy’s Yayo grâce à mon ami LKB. Quel blog de photos FOU. Allez-y jetez un coup d’oeil. Plusieurs des photos suivantes en sont issues.

et un peu de OFWGKTA. Le premier projet rap à m’exciter depuis fort longtemps.

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Course aux Oscars: Gasland

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Synopsis: Un résidant du Massachussets à qui on propose d’exploiter le gaz de schiste sur son terrain décide d’enquêter sur cette industrie.

Nomination: Meilleur documentaire.

Disponible en torrent?: Oui

Cote: Meuh. Si l’idée d’un citoyen «ordinaire» qui décide de creuser un sujet dans un docu est intéressante, le propos du film reste prévisible: on ne peut faire confiance à l’industrie pétrolière. À part si vous êtes Lucien Bouchard, vous n’apprendrez propablement rien…

Course aux Oscars: Exit through the gift shop

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Synopsis: Un film de Banksy à propos de Mr Brainwash, un «artiste» français établi à Los Angeles. Ou pas.

Nomination: Meilleur documentaire.

Disponible en torrent?: Oui

Cote: Recommandé. Une excellente blague de Banksy, qui joue autant avec les limites du genre documentaire qu’avec les repères du spectacteur. Un film unique.

La montée de lait – Sexe, drogue et politique à Pufftown.

La drague, comme l’humour, c’est une question de timing.

Alain Poirier doit être tout un Don Juan.

Le directeur de la santé publique rappelait, dans une lettre publiée le 14 février dernier, «l’importance d’éduquer adéquatement nos jeunes en matière de sexualité!». Poirier, tel un Cupidon, tire-franc sur l’idée reçue que «l’éducation à la sexualité encourage les activités sexuelles.» Mieux, l’éducation sexuelle tend à «retarder l’âge de la première relation sexuelle et favoriserait l’adoption de comportements sexuels sécuritaire».

Malgré le ton gris-pâle propre aux communications gouvernementales, j’étais agréablement surpris de l’ouverture d’esprit.

Quatorze heures plus tard, j’étais dans l’autobus avec la pub de «0 drogue pour moi» devant moi. Impossible de la trouver sur le web, mais en gros, ça montre, trois portraits d’une jeune fille : un «normal», l’autre «cheveux sales, face triste» et la troisière «straight up crack head avec des galles dans la face». Sous-titre : «Sais-tu où la drogue peut te mener?».

Heureusement pour ceux qui ne fréquentent pas les bancs bleu cosmique de la STM, Santé Canada a tourné des pubs aussi subtiles (voir ci-haut et là):

D’emblée, je sais que la campagne «0 drogue pour moi» est pilotée du fédéral, un terrain miné pour les hérétiques qui doutent qu’on peut marcher sur l’eau, guérir les aveugles et que la base génétique de l’Homme est de la bouette d’Éden. Mais je me dis que s’il y avait eu un consensus radicalement différent au Québec, je l’aurais lu/vu/entendu quelque part.

Or, la campagne s’imprime sur les rétines depuis des mois, et personne ne semble voir la débilité profonde et le danger de l’approche. Pas même M. Lavoie.

Argumentativement, d’abord, la pub recourt au sophisme le plus facile à identifier et à déboulonner: la pente savonneuse. C’est volontairement mettre de côté une situation médiane, plus acceptable, pour pointer la dérive la plus extrême. C’est la bonne vieille logique avec laquelle on attaque le cannabis, une supposée «porte d’entrée» vers le crystal meth, la cocaïne, l’héro. Une théorie qui est loin d’être prouvée, même si elle est, comme on le voit, toujours utilisée.

Mais ce qui me surprend de la Direction de la santé publique, c’est qu’elle ne reconnaisse pas que ce qui ne fonctionnait pas avec l’enseignement sexuel ne fonctionne pas plus avec la drogue. Si «les comportements sexuels, les organes génitaux, les infections transmissibles sexuellement (ITS) et les grossesses à l’adolescence» doivent faire partie des sujets traités, l’éducation sexuelle ne se résume pas à ça. Parce que le sexe, c’est surtout le fun, et ça vaut la peine qu’on le dise et l’enseigne. Moi et Alain on est d’accord là-dessus.

La drogue c’est pareil.

L’ennemi de l’intelligence, c’est l’ignorance. Et éduquer, c’est le contraire de faire peur. Ce n’est donc pas plus utile de montrer des graines pleines de pus que des bras pleins de trous. Spécialement si c’est l’essentiel de ton message. Ainsi, pas de sections «Effets» ou «Avantages» sur 0droguepourmoi. Le seul fun à avoir avec de la (sic) PCP, apparemment, c’est de faire des casses-têtes.

La première (et seule) mention des effets agréables de l’ectasy apparaissent cachés dans un paquet de paragraphes, et ne sont qu’à moitié admis. «L’ecstasy PEUT  aussi produire des sensations agréables et un sentiment de bien-être (euphorie), d’amitié, d’empathie et de familiarité avec les autres». LOL.

Et y’a pas beaucoup de chance que le site soit mis à jour avec cette étude qui vient de prouver que la consommation de la MDMA n’ait aucune incidence sur le processus cognitif.

Baz pensait que je niaisais quand je lui disait qu’un problème de notre génération, c’est de ne pas avoir su créer une culture de la drogue et, parrallèlement, d’avoir développé un phobie sur les psychotropes jugés illégaux. J’étais très sérieux. C’est une (autre) avancée que les babyboomers n’ont pas pu/su/voulu transmettre aux suivants.

C’est dommage, parce qu’on cherche toujours des locataires à Pufftown.