the deathset @ il motore

C’est demain 3 mai, jour d’après élection qu’a lieu le spectacle des Death Set. Pour ceux qui l’ignore, Deathset, c’est un groupe “ElectroPunk” très fou. Pour les avoir vu en show live cette année à SXSW je peux vous dire que c’est un des bands qui dégage le plus que j’ai pu voir dans toute ma vie. L’esprit punk des années 70′s ou le chanteur peut casser sa guitare par terre et lancer une bière dans le front d’un jeune dans la foule. Le genre de show à la Black Lips où tout vire fou, surtout les musiciens. Ils performent comme si c’était leurs dernier spectacle à chaque spectacle. Je n’ai pas l’habitude de «plugger» des soirée à aller voir, donc faite moi confiance, ça vaut la peine.

En plus, gentil comme nous sommes nous avons une paire de billets à faire tirer juste pour vous mes petits chanceux. C’est facile, tu like sur facebook ce post et aujourd’hui avant 17heures on fait gagner une personne parmis les gens qui ont Liké.

C’est au il motore.

Ça coûte $10.

Ça va être très fou.

Downloader leur mixtape gratuit en collabo avec Mishka.

Trollin friday’s 01

south park saison 15

Hier les Canadiens ont été éliminé, une très mauvaise nouvelle pour tous les partisans du CH. Un “à l’année prochaine”. Par contre, bonne nouvelle, South Park recommençait juste après leur défaite. Un mal pour un bien. Dans chaque télésérie, la première est d’une importance capitale pour continuer à faire embarquer les gens. Ils ont facilement réussit la tâche en mixant l’Ipad 2 et The Human Centipede. Une émission complètement folle qui met la barre haute pour la suite.

J’ai bien aimé le #humancentipad tout au long de l’émission pour voir la réaction des gens via twitter. (trendingtopic)

Disponible bientôt sur Comedy Canada et dès maintenant via MegaVideo.

Tournage Maybe Watson (jour 1)


photo par Jean-François Dumais

Je viens tout juste de terminer le tournage du clip pour la chanson Mange Un Char De Marde de Maybe Watson. Journée de 14h de pure folie. Je ne veux pas trop en révéler sur le concept, mais disons que j’ai passé une journée complète, style documentaire, dans la vie d’un Maybe Watson assez white trash. Le clip devrait sortir dans un bon bout par contre, puisque ce sera le 2e single de son album à paraître en Juin (le clip sortira vraisemblablement en août).

Journée de fou, comme tout les clips que j’ai fait dans ma vie. Par contre je dirais que celui-ci, niveau stress (dans ma tête) est probablement le pire de tous. Au final je suis ravi du résultat, mais dans le feu de l’action, ce n’était pas de tout repos.

Voici mon top 5 des choses qui m’ont fait virer fou sur ce clip (notons que ces problèmes sont surtout liés au fait de faire un clip avec un petit budget et non aux personnes impliqués)

5- À chaque scène se faire répéter qu’on aura surement pas assez de figurants et que je devrai improviser.

4- La veille, j’apprends que mon chien à 3 pattes ne pourra être la sur le set. Lui qui était mon 3e personnage principal et “booké” depuis 2 semaines.

3- N’avoir jamais assez de saucisses et lorsqu’elles arrivent finalement, elles sont cru et elles doivent être mangés.

2- Apprendre, 1h avant de tourner la scène ou Maybe Watson conduit son pickup, qu’on a plus accès au dit pickup, mais que des gens ont trouvé un backup ; un Nova 75, un tout autre look qui n’a que 2 portes et pas de fenêtre arrière. Puis, surprise, Maybe Watson refuse de le conduire.

1- Le matin même, Maybe Watson nous apprend qu’il doit absolument quitter pour son show d’Alaclair Ensemble à 19h30 quand le tournage devait se terminer à 21h. Thanks Maybe Watson. ;-)

Je chiale, mais je dois dire que toute l’équipe a fait un travail colossale pour qu’au final, on se retrouve avec un sacré bon clip, malgré toutes les embuches.

Bien hâte de vous montrer ça.

Merci à tous.

La montée de lait: Pudeur, sexe et ségrégation.

Dans leur effort de nourrir l’insatiable Grand Dragon des «vraies affaires», la Presse publiait le 14 avril un papier sur les centres d’entraînement exclusivement féminin. Et leur prolifération : depuis les années 90 : 16 Énergie Cardio pour «elle», une quarantaine de Swann, une version québécoise de Curves, un concept américain qui compte 10 000 gyms dans 85 pays.

La journaliste Cécile Gladel énumère au début de son article les raisons évoquées (selon elle? Selon des sources anonymes? L’histoire ne le dit pas) pour ne pas s’entraîner avec les hommes.

Attention, on nage en plein délire de mysandrie/persécution/insécurité : «Les hommes […] soulèvent de lourdes charges, les laissent tomber bruyamment, et entretiennent une compétition entre eux»; C’est intimidant, «surtout quand l’utilisateur de la machine qu’on convoite vient de soulever 150 livres»; «Ce n’est pas tellement intéressant pour une femme qui n’a pas un profil de Barbie de s’entraîner entourée de mâles»; Et le meilleur : «La transpiration et les odeurs plus fortes des hommes peuvent aussi en indisposer certaines».

Je ne veux surtout pas entrer dans un discours antagonisant du type «Vous autres les gars…/On sait ben, toutes les filles sont…». Et encore moins dans la paraoïa niaise des masculinistes qui confondent leur inadéquation sociale avec un complot féministe. Les arguments énoncés ci-haut par les «utilisatrices» sont suffisamment stupides pour se discréditer d’eux-même.

Mon principal problème c’est que ces gyms exclusivement féminins s’inscrivent dans la même dérive inquiétante d’altérité biologique hommes-femmes qu’on traîne depuis la Renaissance et la pudeur imposée par les religieux de l’époque. Les années 60-70 ont réussi à nous libérer un peu des mœurs imposées par des ecclésiastiques moyenâgeux, mais les prudes se sont repointés quand les hippies ont eu des jobs qui ne leur permettaient plus d’aller se promener tout nus à la campagne.

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Il y a probablement plusieurs facteurs qui poussent cette nouvelle vague pudique (personnellement, j’aime suspecter la droite religieuse évangélique), mais les manifestations sont nombreuses. Remarquez la prochaine fois que vous irez à la plage ou à la piscine la différence des costumes de bain entre les enfants mâles et femelles. Les morceaux couvrant le haut du corps chez les petites filles apparaissent des années avant les premiers signes de la puberté.

Même chose avec la pub : Il ne suffit pas de noter, avec un relativisme culturel bien-pensant, que les Européens sont beaucoup moins sensibles que d’autres sociétés (comme la nôtre) à la nudité dans l’espace public. Il faut se demander dans quel contexte, et pour quelles raisons, Dior, Versace et Naya sont obligés de concevoir des versions différentes de leurs campagnes pour être diffusés en Amérique.

Mais mon exemple préféré demeure la ségrégation des toilettes. Lieu de tant de mythes et d’affect, la séparation des hommes et des femmes dans leurs fonctions exutoires est une institution occidentale quasi-intouchable. À preuve, les toilettes chimiques, dernier bastion où rejets mâles et femelles pouvaient encore se croiser, sont sur le point de capitaliser : à l’Igloofest cet hiver et à SXSW cet été, on avait séparé les sexes entre toilettes roses et bleus. Je gage un vieux deux qu’il va en être de même à Osheaga.

On a tellement bien intégré cette discrimination genrée que, moi le premier, je me suis demandé un instant si je pouvais aller dans la ligne plus courte (mais qui avance moins vite. Y’a toujours une attrappe) des toilettes roses. On s’entend qu’il n’y a aucune différence entre les deux espaces rectangulaires, à part la couleur et les regards des autres quand ce que t’as dans les culottes n’y correspond pas.

Le département des communications de l’Université de Montréal est, à ma connaissance, le seul endroit au Québec où l’on considère que les hommes et les femmes ont des fonctions biologiques identiques et qu’en ce sens, ils peuvent utiliser publiquement* les mêmes installations pour les assouvir.

Et, surprise, tout s’y passe plutôt bien. Pas de viols crapuleux, ni d’orgies scatophiles n’y ont été commis. Le concierge est plutôt content, la cohabitation semble engendrer un auto-entretien par les utilisateurs. Et le local qui n’a pas été converti en toilette unisexe est utilisé pour des fonctions plus utiles que maintenir une ségrégation sexiste et passéiste.

*Pour une raison pleine de sens (not), ce qui fait sens chez-soi, soit partager la même cuvette, est une hérésie dès qu’on sort.