jimmy et le big foot

Hier je suis allé au Salon du Livre avec le plus gros mal de tête ever. C’était une première pour moi, en tant que Montréalais, de voir autant de livre dans une même salle. En cherchant de l’eau je me suis perdu dans les allées et je suis tombé sur une bande de mec sympa. Les gens de la libraire Drawn and Quartely m’ont fait découvrir les graphics novels. Pascal Girard, un écrivain était sur place. Je lui ai acheté une BD et elle m’a vraiment, mais vraiment plu.

Jimmy et le Big foot, raconte l’histoire d’un jeune de région qui est la risé de l’école dû à un vidéo de lui dansant sur internet. Entre les histoires d’amour, les triangle amoureux et la jalousie on perçoit une vision intéressante sur l’adolescence que jamais j’aurais cru lire dans une BD.

Le récit est sur le net juste ici, c’est gratuit et ça vaut la peine. Sinon la BD peut être acheté chez Drawn and Quartely.

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Petit traité lol sur les GIF animés.

Il appartient à chaque génération de créer ses modes de communication. C’est essentiel pour une panoplie de raisons, dont les trois plus intéressantes et importantes me semblent être:

A) S’affranchir des moyens de communication de la génération précédente;
B) Inventer des médiums appropriés aux contenus propre à cette génération;
C) Coder les messages pour que seuls les destinataires prévus puissent les assimiler.

Les exemples dans la culture populaire sont nombreux:
-Robin et Stella qui communiquent par leur corridor secret, pour pouvoir vivre leurs aventures sans que les parents psychopathes de Robin s’en aperçoivent.
-Mahée et son ami dans Bach et Bottine qui se parlent par boîtes de conserve.
-Les poignées de main impossibles de Marc-André Coallier dans Le Club des 100 Watts.

Le GIF animé est, à mon sens, le médium emblématique de la génération LOL, qui se définit par sa compétence à utiliser l’informatique pour communiquer et apprendre.

Le Graphic interchange format (GIF) a été inventé en 1987 par CompuServe, un géant de l’époque dont l’histoire a réduit l’apport au web en poussière, est à notre génération ce que le zoopraxiscope a été pour nos arrières-grands-parents, la télévision pour nos grands-parents et le rock pour nos parents. Deux point zéro avant que le mot ne soit approprié par les harpies transgenres et les charlatans chauves, le GIF c’est la voix d’une génération.

Inutile de vous emmerder avec un historique officiel du format, tout les Y ont des histoires qui valent une entrée Wikipédia. Personnellement, dans l’ancien temps du modem téléphonique, le GIF m’a permis de voir mes premières séquences animées de skateboard. Et mes premières fellations. Les pornographes ne sont jamais loin derrière les inventeurs.

Le GIF, c’est le proto-cinéma sur le web. C’était les balbutiement de ce qui est maintenant reconnu comme l’avenir de l’industrie culturelle. Par exemple, il est impossible de penser Netflix sans les centaines de milliers d’internautes qui depuis presque 20 ans crée de courtes animations qui gagnent en sens ce qu’elles n’ont pas en esthétique.

Car malgré sa désuétude technologique, le GIF est plus pertinent que jamais. Il demeure un outil parfaitement adapté à tous les canaux de discussion à distance mis au monde par le web: le chat, le forum, le commentaire (de blogue, entre autres). La fonction du GIF est multiple, mais sa caractéristique la plus intéressante me semble être communicative. Si une image vaut mille mots, il existe probablement un GIF pour chaque expression humaine.

Beaucoup plus complexe et souple que l’émoticon, le GIF permet d’exprimer une infinité d’émotions, un procédé incontournable lorsqu’on communique à distance, avec des inconnus.

Exemples:

Tu trouves ça cave:

T’as bouché quelqu’un:

Tu trouves ça drôle:

Tu trouves que quelqu’un comprend pas:

T’en reviens pas:

T’es content:

T’as réussi à faire fâcher l’autre:

Qui plus est, le GIF se nourrit de la culture populaire. Entourage, Batman, Les Simpsons, Sarah Palin, South Park, Oprah, 50 Cent, le hit Youtube du moment : la source des images du GIF en dit souvent autant que les quatre frames en boucle. Ce qui permet d’exclure et de discriminer ceux qui ne peuvent décoder; d’imperméabiliser les bassins culturels et générationnels.

Le GIF permet également de discréditer, d’une certaine manière, les critiques de parents des LOL et autres enfants du web, à savoir que ces derniers sacrifient le contenu au profit du beau et qu’ils sont incapables d’être divertit par autre chose que la dernière innovation technologique.

Le GIF et son utilisation creusent le sillon intergénérationnel, un impératif pour que la plus jeune puisse se développer à sa manière, avec les moyens qu’elle veut.

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dakodak.tv : c’est parti!

Finalement, c’est avec un café à la main et un sourire aux lèvres que je vous présente la première émission de Dakodak.tv. La série de fiction est disponible sur tou.tv, 33mag, et sur le site officiel Dakodak.tv

J’aimerais préciser que les capsules Dakodak.tv (tsé les grosses mascottes dans un univers éclaté) seront seulement sur Dakodak.tv et 33mag.com. La première capsule sera diffusé mercredi le 24 novembre (les 5 autres suivront les semaines suivantes).

J’aimerais préciser qu’on s’est vraiment gâté avec la bande-sonore de la série. Pour le premier épisode on y a inclus du We are Wolves, Alaclair Ensemble, Lake Of Stew et Jimmy Hunt.

Notre Chanson thème du montréalais Andrew Johnston vaut aussi la peine d’être écouté.

C’est donc un rendez-vous à chaque lundi pour un nouvel épisode DAKODAK.TV et chaque mercredi pour une nouvelle capsule de mascotte.

BONNE ÉCOUTE!

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L’art des jeux vidéos

L’industrie des jeux vidéos est, depuis 2008, plus lucrative que celle des films. Pas étonnant ; dépenser 50$ pour jouez une cinquantaine d’heures ou 30$ pour un film de deux heures, le choix est facile.

Il y a pas mal de monde qui travaille pour donner du plaisir à tes pouces et tes yeux. Y compris beaucoup d’artistes prolifiques. Pas étonnant que plusieurs d’entre eux s’inspirent des jeux pour créer de très belles œuvres.

Voici ce que j’ai dénicher sur le site GAMEFREAK



Nos amis montréalais de chez Ubisoft organisent une exposition des ConceptArts inspiré du tout nouveau jeu Assasin’s Creed. Ça se passera du 16 novembre au 27 novembre 2010 à la galerie Yves Laroche. YO


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La montée de lait – Le râtelier d’Ed Hardcore.

C’est avec beaucoup d’humilité qu’Ed. Hardcore a remis, cette semaine, sa démission en bloc de tous les médias auxquels il participait. Alter ego littéraire spécialisé dans l’auto-psychanalyse sur la place publique, Ed Hardcore est un auteur talentueux qui s’est fait une niche unique comme chroniqueur du factice: il écrivait pour les blogs et magazines des histoires aux apparences de vérité, selon l’angle d’un «câlisse d’attardé mental», pour reprendre ses mots.

La confusion des genres et de la ligne entre fiction et éditorial aura finalement eu sa peau, lorsqu’il a signé La loi de la track, un texte qui fut conspué et retiré en moins de temps qu’il n’en fallu pour l’écrire.

Or si le texte est digne d’un exercice de «Je pense que» de Secondaire IV, la réaction de l’auteur est, elle, exemplaire. Dans le sens de «d’autres devraient suivre son exemple».

L’ascension et la propagation de la prose d’Ed sur la quasi-totalité des plateformes médiatiques alternatives du Québec trouve son écho dans toute la micro-société médiatique québécoise. Le problème est connu et a déjà amplement fait parlé: «Les humoristes volent les jobs des comédiens et des animateurs radio, les blondes d’éditorialistes se tranforment en opinieuses, les mauvaises auteures de chick lit court-circuitent les chefs cuisiniers.

En trois mots: parce que le nombre de tribunes excède les gens compétents pour les combler, n’importe qui avec un semblant de notoriété saute allégrement d’un métier à l’autre. C’est d’autant plus vrai avec la manie qu’ont certains (La presse, Chatelaîne, L’Actualité, Métro, entre autres) à multiplier les blogues sur lesquels leurs scribes doivent s’épandre.

Nécessairement, le jus que t’avais pour une chronique par semaine est pas mal moins concentré quand tu le dilues dans douze tweets, huit statuts Facebook et quatre blogpost. Même chose à la radio, à la télé.

Mais, hey, c’est dur de refuser quand on t’invite à commenter le dernier épisode de Mad Men, le phénomène des mamans qui tweet, le gagnant du Goncourt, la montée de la droite au Québec, le procès d’Éric et Lola, l’achat d’un restaurant montréalais par un chef anglais et le retrait du Canada en Afghanistan. C’est pas ben ben grave si ton opinion vaut celle du voisin, on te l’a demandé à TOI, ça doit vouloir dire que tu es intéressant/intéressante, hein?

Ed Hardcore s’est brûlé avec un texte maladroit qui lui a appris une leçon admirable: À essayer de manger à tous les râteliers pour l’argent, la notoriété, combler un besoin d’attention ou l’amour du son de sa propre voix, on s’épuise et, pire, on risque d’épuiser ceux à qui on parle. Qu’il vaut mieux, des fois, dire non plutôt que dire n’importe quoi.

Une réflexion qui mériterait d’être diffusée aussi souvent que Marc, Marie-Claude, Sophie, Richard, Patrick, Christiane, Mario et autres éternels fâchés, opportunistes omniprésents et commentateurs qui ne savent se taire.

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