La montée de lait – La majorité des cons.

C’est sur fond de loi C-32 et avec en tête un texte de Steve Proulx dans le Voir que je me faisais bringueballer dans le métro vers le cinéma. Aux oreilles, le nouveau T.I., télécharger illégalement de chez moi, une semaine avant qu’il ne sorte en magasin.

Le rendez-vous avec Séb et Josiane est devant le Cinéma Banque Scotia, pour la sortie de Black Swan. Ce n’était pas mon premier choix, mais c’est le seul endroit où le film est présenté. La première chose que les banquiers écossais ont fait en rachetant la bâtisse, c’est de trouver un stratagème pour empêcher à quiconque à Montréal de sortir les films en version originale en même temps qu’eux.

D’un point de vue comptable, c’est sûrement sensé, d’un point de vue client, c’est ordinaire. Ça congestionne, et évidemment le film de 21h35 était plein, on compromise pour la représentation de 10h15. Remarque, on aurait pu acheter nos billets d’avance sur Cineplex.com, moyennant qu’on s’enregistre avec code postal, email et carte de crédit. Sans être paranoïaque ni un génie du marketing, je suis comme un peu au courant des choses que tu peux faire avec ces informations là. Air Miles, Scene, Optimum, beaux pièges à con fait par des gens qui ont la même conception de la fidélité que Tiger Woods.

À 10h17, les lumières se tamisent et on enchaînent avec 15 minutes de pub, en crescendo d’impertinence. Ça commence avec un argumentaire vantant les mérites du piège à con de vente en ligne de billets des Écossais. Puis, la place incontournable de Coke dans les célébrations de Noël des ours polaires. Puis, que le pétrole c’est merveilleux parce que ça va nous permettre de faire de course de char sur la lune avant longtemps.

La pertinence des bandes-annonce au cinéma, c’est débattable. Je fais partie de ceux qui pense que si, en 2010, je voulais être au courant des films qui sortent, je m’abonnerais au fil RSS d’un des 4679 sites spécialisés. Et je CHOISIRAIS les bandes-annonces que je veux voir. Traite-moi de snob borné si tu veux.

Il n’en demeure pas moins que c’est à 10h47 que le film a commencé. Trente minutes de publicité, gavées à des clients qui ont déjà payé pour un produit (un film). À titre indicatif, ça pète la réglementation de la publicité diffusée à la télé, qui est de 12 minutes par heure (le film d’Aronofsky fait 108 minutes).

Tout ceci est un (trop) long préambule pour parler du piratage. Proulx qualifie les «pirates» d’une «minorité de cons». Pendant la longue demi-heure de crap qu’on bourrait à une salle pleine d’honnêtes consommateurs, j’avais l’impression que les cons n’étaient pas exactement là où Proulx les imagine.

Pirater les disques ou les films, ça ne fait pas mal aux artistes. En tous cas, pas à ceux qui ont su être créatifs (c’est supposé être là-dedans que t’es bon si t’es un «artiste»). En 2010, tu vends pas juste de la musique, tu vends un produit, TOI. Personne faisait d’argent avec les CD, même quand il coûtait 23$ plus taxes. L’argent est dans les spectacles, les produits dérivés, les apparitions à la télé, les shows corpo, la vente de musique pour la télé, le cinéma, les pubs, les droits de diffusion à la radio et à la télé . Tous des éléments que n’affecte en rien le téléchargement illégal.
Nous sommes dans une économie de marché, basée sur la libre-entreprise. Dans ce système, c’est la loi du plus utile qui prime. Si ton produit sert à rien, ou qu’il est moins bon que celui d’un autre, tu vas te faire tasser assez vite. C’est la loi intraitable sur laquelle les industries du disque et du cinéma ont dressé leur cartel. C’est un peu cheap de changer les règles juste quand ça fait plus leur affaire.

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Konami Kode Krisse!

Pas de chialage cette semaine, mais un autre ode à des références hypermodernes.

Jeune enfant qui me lit, il fut une époque où la seule manière de rendre un jeu vidéo difficile, c’était d’empêcher le monde de sauvegarder leur progrès. Un peu comme dans la vraie vie d’un conducteur de vaisseau spatial: tu pognes une roche intergalactique, ça a beau être la première, tu meurs PIF PAF.

C’est un peu ça qui est arrivé avec Kazuhisa Hashimoto, qui testait Gradius, un jeu pour Nintendo et qu’il trouvait juste impossible à faire. Il a rentré une ligne de code dans le jeu pour avoir tous les pouvoirs possible de vaisseau, et il a juste oublié de l’enlever quand le jeu a été commercialisé.

Le «en haut, en haut, en bas, en bas, gauche, droite, gauche, droite B, A» était inventé. Mais vu que tout le monde se crissait un peu des jeux de vaisseau, c’est vraiment avec un des jeux les plus mâles (et je dis pas ça juste parce qu’il est en 8-Bits) que que le Kode a atteint son statut légendaire:

Parce qu’après ledit pitonnage, Bill et Lance étaient soudainement dotés de 30 vies, ce qui rendait l’éradication des Aliens qui menacent la terre plus réaliste.

Le reste fait partie de l’histoire.

Marquée au fer blanc par les traumatismes de Contra, une génération s’est dorloté dans le confort des 30 vies pour apaiser l’anxiété de se faire gunner à l’avant-dernier boss ou dans le maudit tableau des Jeeps.

Dans l’inconscient collectif, le code Konami est devenu source de réconfort, un oasis de détente dans une jungle hostile pleine d’extra-terrestes, un velours sur les pouces meurtris par les angles de la manette de NES.

Ça explique à mon avis son entrée dans la culture populaire. Parce que depuis, il est partout. D’autres compagnies que Konami ont sauté dans le bateau, y’a une tonne de jeux qui ont intégré le code (le dernier en liste est Little Big Planet 2), des OS de cellulaires, des sites web. Les Deftones ont écrit une toune là-dessus, Arvida Crew aussi.

Donc sachant qu’on aime bien ça nous autres les codes Konami, si j’étais vous, je testerais la séquence de piton (voir début de paragraphe 4) sur certains sites de la famille 33. Mettons un avec un vagin de mascotte et des melons d’eau coupés à la hache.

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Je m’ennuie de Tom Hanks.

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Sam et ses moments seuls

Ils y en a qui se crossent pendant leurs moments seuls, Sam Cantin, lui, fait une bédé web complètement folle. Voici une petite entrevue avec Sam , a.k.a Capitaine Marcus Pigeon. Vous pouvez (et devez) visiter son blogue MOMENTS SEULS

1) T’es née quand ? T’es un Mâle ? Tu vis où ?
24 ans/mâle/Montréal

2) Raconte nous l’histoire de ”Phobies des moments seuls.”
L’origine se retrouve dans mes cahiers de notes et de dessins. Je dessinais tout le temps ces genres d’astronautes dans des situations absurdes ou non, avec un «caption» en haut. Dans le fond, la même formule très basic que maintenant. L’idée me trottait dans la tête depuis un petit bout de les rassembler pour en faire un journal de bord fictif.
3) Pourquoi as-tu décidé de lancer “Moments Seul” en format blogue au lieu d’un print? (Comics)

J’ai toujours cru que ça ferait un drôle de petit livre, et je le crois encore, mais l’idée du blogue quotidien allait tellement bien avec l’aspect journal intime de la chose, avec des entrées à chaque jours, qu’une fois y avoir pensé, c’était l’évidence même. Et puis, la rapidité de la chose est juste trop parfaite. Je post de mon lit en buvant du jus et mes amis peuvent me lire aussitôt. Idéalement je n’aurai même plus à quitter mon lit pour quoi que se soit dans quelques années.
4) Est-ce que le docteur Marcus Pigeon fait une référence au photographe Le pigeon?

Non, malheureusement. (Mais on peut dire au gens que oui.)
5) Ou s’en va l’histoire, donnes nous des punchs.

J’aime le fait que je peux faire n’importe quoi (et je VEUX faire n’importe quoi) avec ça. C’est sûr que mes personnages sortiront du vaisseau pour aller explorer des planètes un jour, qu’il y aura des petits arcs narratifs qui dureront 1 semaine ou 2, qu’il y aura des tensions sexuelles et amoureuses (comme dans les films) à bord. Il y aura des déceptions et des trahisons (pas vraiment) et il y aura de la bagarre. Y’a tellement à faire dans l’espace. Si tu veux un punch précis: demain j’introduis un nouveau personnage et c’est un panda. J’ai entendu dire que Baz avait une (weird) obsession pour les pandas en plus, donc j’espère qu’il sera excité.
6) Est-ce que tu blogues quand tu en as le goût ou bien tu suis un certain horaire ?

À chaque jour. Je me force à les sortir du lundi au vendredi. C’est vraiment l’idéal pour les gens, tout le monde aime un blogue «steady». Me reste plus qu’à me discipliner sur l’heure à laquelle je fais les posts et ça aura peut-être un peu d’allure.
7) Tes influences.

Buster, Groucho et Woody sont mes BFFLs. Mais pour Phobies en particulier, un de mes amis et moi avons beaucoup parlé avec nostalgie de la série Capitaine Star qui passait à canal famille dans le temps et qui est un chef-d’oeuvres du genre. (J’ai d’ailleurs appris récemment que c’était basé sur un comics de Steven Appleby. Donc je vais le demander à Noël.) Et puis y’a Hergé et Gary Larson. Bien sûr.
8 ) Est-ce qu’un jour Marcus va rencontrer Capitaine star en train de vendre des parapluies?

Ce serait mon rêve le plus fou. J’aurais tellement aimé pouvoir atteindre le lyrisme et la poésie discrète de Capitaine Star, mais malheureusement je vire tellement trop rapidement dans les blagues de «yeux bridés» et de «pognage de poches». Too bad.
9) Dans deux ans qu’est-ce qui se passera avec moments seuls? Des tshirts en vente au Amnésia? Un cover de cd d’un groupe métal? Une horde de fan qui te demande des autographes ? D’autres projets futurs?

Je sais pas si je pourrai garder le rythme pendant deux ans ou si j’en aurai envie, un an serait pas pire, mais j’ai déjà plusieurs idées de petits «à côtés» pour le site et d’autres projets qui me trottent en tête pourrait connaître une vie sous «Phobies». Du comic plus traditionnel peut-être, (avec des cases et des bulles tsééé.) mais c’est sûr que ce sera un western, je dessine soit des astronautes ou des cowboys.

MERCI MAN

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La musique – temps des fêtes no 2

La musique, dans le temps des fêtes, est essentielle pour la réussite d’une soirée (des fêtes). C’est pourquoi, en bon samaritain, je vous offre mon top 5 “musique des fêtes”.

NO 5
anonymus – Les anges dans nos campagnes

Vous souvenez-vous de noêl dans la rue tome 1 et 2? Je me souviens les avoir reçu en cassette à Noël, il y a comme 10 ans. Musique parfaite pour un party de mongole en compagnie de James Hetfield.

NO4 ) The christmas Song – Nsync.

Chaque fois que j’entends cette chanson j’ai une larme sur la joue. Un moment magique dès que tu “payzplay”. Justin timberlake + christmas song= win win.

No 3 et 2) DU DUBSTEP DES FÊtES

et

De la belle musique pour vos soirées ou le lendemain importe peu. Quoi que ça fait vraiment bizarre d’entendre du dubstep de noêl mais on s’y habitue.

NO1) BOB DYLAN – Must Be Santa

J’adore ce vidéo, peut-être parce que c’est Bob Dylan et qu’il a l’air plus sur le crack que jamais. Je ne suis pas sur quoi, mais il y a un quelque chose que j’adore de ce vidéo.

Si vous avez des suggestions lol de chansons du temps des fêtes, ne vous gênez pas pour les mettre dans les commentaires.

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