Baz et moi on se parle souvent du concept de la roue.
Les leggings c’est out c’est in, c’est in-out. Dans le cinéma, c’est pareil. Ce qui est avant-garde devient déja-vue redevient avant-garde. L’idée de faire des long fades nous est venu d’un inside joke à Coachella quand on se croyait dans un film de David Lynch. Je ne vous dirai pas sur quoi on était, mais notre soirée avait étrangement l’air de n’être qu’un long… long… fade. Puis, il y a aussi notre ami monteur Louif, qui nous disait toujours en joke ”J’met tu un fade la?”
La prochaine fois qu’il nous demande, on répond OUI.
Notre prochain clip qu’on tourne dans 3 semaines (ou 4) sera que des long fades.
Le Matos fait dans l’électro.
Le Matos aime les films.
Le Matos fait de la bonne pop.
Le Matos est notre ami.
Le Matos est généralement pas mal trop straight en entrevue.
Baz à fait une entrevue avec Le matos.
Voici ce que ca donné.
Le Matos vu d’un autre oeil.
Sinon, en 3 mots: la région de Sorel-Tracy a mis sur pied un concours pour les apprentis-magiciens des réseaux sociaux: le ou la plus populaire se méritera la chance de vanter, sur internet, les mérites récréo-touristiques de la région. Et d’être payé grassement pour le faire.
Contrairement à l’ensemble de l’opération, nous ne nous cacherons pas derrière des rideaux de mensonges: ce concours est d’une hypocrisie crasse. D’abord, ça devrait s’appeller «Veux-tu gagner 40000$, un laptop pis une caméra réflexe». Le fait que les participants doivent mentir pendant 2 minutes sur leur intérêt pour Sorel-Tracy est une insulte à l’intelligence. Et la certitude que le concept d’«ironie» n’est pas très bien assimilé dans le Bas-Richelieu.
Pire, que les participants doivent le faire en vantant leur prétendues habiletés dans une vidéo soit over-réalisée, soit faite avec une webcam de Pentium 3, est un prohibitif qui devrait vous restreindre d’écouter plus que 2 de ces candidatures. Sérieusement, s’entend.
Mais ça, on n’y peut rien. Ça n’engage qu’eux, dans la mesure où personne de l’extérieur du Québec ne tombe là-dessus et croit que c’est une réprésentation fidèle de l’industrie québécoise du marketing numérique.
Parce que ce beau monde peut bien name drop tous les buzzwords qu’il veut («réseaux sociaux», «interactivité», «communauté», etc.), de toute évidence, personne n’a la moindre idée pour faire quelque chose d’intéressant avec. On l’a dit, on le répète: une mauvaise idée n’est pas meilleure quand on la met sur Facebook.
Jusqu’à maintenant, au lieu d’être un concours de créativité, c’est un gigantesque exercice de flattage d’égo, un concours de popularité qui déterminera qui, au Québec, aura le moins de remords à polluer le web, noyer ses amis avec des vidéos insignifiantes et sacrifier pour une poignée de dollars le peu de crédibilité que le domaine émergent de la communication web tente de se batîr.
Parce qu’on s’entend, après le flop évident vers lequel Lameilleurejob.ca se dirige, même les départements marketing de régions sans intérêts voudront plus toucher avec un bâton tout ce qui finit en «pointzéro».
La musique place le mood dans un film et souvent on oublie à quel point c’est important. Admettons que la fin de Titanic aurait fini sur cette chanson au lieu de celle de Céline Dion, ça fitte pas. Mais il y a aussi des scènes de films pour lesquels tu peux mettre une chanson soit triste soit heureuse et ça fonctionne, seulement le mood sera totalement différent. J’ai fais le test avec la fin du film The knowing qui, à la base, n’a pas de soundtrack.
La première est une chanson de Modest Mouse – Little Motel
C’est ca qui m’impressionne aussi, à quel point on peu, pour faire un videoclip aller à l’opposer de la chanson niveau image et que malgré le clash, ça marche.
Et voici selon moi la meilleure scène oû la musique est d’une importance capitale. Le choix de mettre la scène finale sans aucun effet sonore est un choix complètement fou à faire. Souvent il ya plus de bruit de gunshot que de musique mais la fin grandiose de Road To Perdition utilise la musique à merveille.
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