La montée de lait – Coeur de Militari.

Salut Coeur de,

Comme tout le monde en 2010, moi aussi j’ai une plateforme de diffusion. Comme tu en as senti le besoin dimanche dernier, moi aussi j’ai le goût de commenter la victoire de Manu Militari à l’autre gala de l’ADISQ:

Je trouve que c’est une excellente décision.

Comme tu n’es pas sans savoir, les artistes qui rappent au Québec n’ont jamais eu la vie facile. Et ça c’est toujours reflété dans les célébrations de l’industrie. La première gifle a été reçue en 1997 quand Dubmatique a été obligé de gagner «Album rock-alternatif», faute de mieux. Quelqu’un à l’ADISQ s’est rendu compte que ça n’avait pas de bon sens. Surtout que ça a dû fâcher des rockeurs alternatifs de se faire shifter leur trophée. La catégorie «Hip Hop/Électro» est née l’année suivante. Pour être remportée par Sentiments naturels de Carole Laure:

C’est finalement en 1999 que Dubmatique a remporté le bon prix. Mais c’était aussi l’année de 514-50 dans mon réseau, considéré encore à ce jour comme le meilleur album de rap québécois. Nomination controversée, donc. Encore. Puis entre 2000 et 2005, c’est Loco Locass et Muzion qui ont gagné TOUS les prix. Puis ça s’est amélioré avec Atach Tatuq et Omnikrom. Et puis il ya eu Gatineau et Sir Pathétik. Ce que je pense de ces groupes importe peu (prends des notes, Coeur de), mais je peux tout à fait comprendre que certains fans ne se retrouvent pas dans les choix de «l’industrie».

L’allocution d’acceptation de prix de Manu Militari de dimanche était peut-être maladroite, mais il était tout à fait dans son droit et, d’une certaine manière, je le comprends tout à fait.

Ce que je ne m’explique pas, c’est pourquoi tu l’as pris comme une attaque personnelle. Je suis heureux que tu aies partagé tes goûts avec tout le monde (que je sais très bons, depuis que tu m’a dit que tu me trouvais cute), mais pourquoi tu t’es senti obligée de «défendre» l’industrie/l’ADISQ? Parce qu’à mon avis, tu n’en avais pas après le prix de Manu (parce que si oui, très respectueusement, c’est pas de tes crisse d’affaires qui gagne ou non dans les autres catégories. Et il me semble qu’il y a de meilleurs combats). Mais après sa sortie kick in the door contre une industrie qu’il et plusieurs considèrent injustes.

Peut-être sans le savoir, dimanche, tu as planté tous les efforts de beaucoup de monde qui travaillent très fort depuis longtemps pour l’institutionnalisation du rap.

Cette année, la catégorie «Hip Hop*» était choisie par des «spécialistes» pour élire le gagnant. Une nécessité, quand on sait que le nombre de personnes de l’«industrie» qui s’intéressent au rap local se comptent sur le nombre de majeurs d’une main. Un «privilège nécessaire» qui est aussi accordé aux catégories «Classique» et «Jazz». Le milieu du rap a été très pro-actif depuis 2002, l’année de l’affaire 83. C’est grâce à ça aujourd’hui que le rap s’est approprié une place que le punk, le métal ou l’électro québécois n’a pas au sein de «l’industrie».

Car contrairement à ces autres genres «marginaux», le rap continue de penser que l’ADISQ peut l’aider: les maisons de disque inscrivent leurs artistes, payent leurs cotisations, prennent part aux discussions. Critiquer, ce n’est pas nécessairement aimer, mais c’est au moins une preuve qu’on tient assez à quelque chose pour s’y intéresser.

Donc, chère Coeur de, j’espère que tu ne regretteras pas trop ta décision de dimanche (comme tu en regrettes probablement d’autres).

Parce que quand tu kick un nid de guêpes, souvent, tu te fais piquer.

*Si quelqu’un à l’ADISQ veut m’inviter un jour, je vous expliquerai la différence entre rap et hip hop. Et pourquoi çe ne fait pas de sens d’avoir une catégorie nommée comme ça.

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La montée de lait – L’Homophobie primate du rap.

L’homophobie est devenue le sujet de la semaine après l’incident tragique où un adolescent de la région de New York s’est tiré dans la Hudson après que son coloc ait diffusé des images de ses ébats avec un autre gars.

Tout le monde s’est scandalisé/s’est servi dans le buffet de capital de sympathie que ce genre d’événements amènent toujours. Et tant qu’à faire, moi ici je vais me gâter et aborder un des aspects les moins reluisants du rap, un univers que j’adore et qui me passionne, mais qui pue le pourri dans certains coins. Tant qu’à ce que ça soit Richard Martineau qui fasse ce genre de billets, autant que ça soit quelqu’un qui sache de quoi il parle.

Depuis plusieurs semaine, le groupe de rap parisien Sexion d’Assaut fait la une pour des propos d’une rare éloquence sur leur position face à l’homosexualité:

« Pendant un temps, on a beaucoup attaqué les homosexuels parce qu’on est homophobes à cent pour cent et qu’on l’assume. Mais on nous a fait beaucoup de réflexions et on s’est dit pour nous qu’il était mieux de ne pas en parler car ça pourrait nous porter préjudice. » (NDLR: L’entrevue complète parue dans une feuille de chou est truffée de bijoux de la sorte, si cela est votre genre).

Je déteste devoir parler d’un groupe dont la musique est à l’image de leur nom (originale, punchée, surprenante… hum), surtout pour d’aussi mauvaises raisons, mais je crois que ces huit imbéciles servent très bien mon propos. Mais au moins ça me permet de plugger la réplique des groupes d’activites LGBT français qui ont détournés un des morceaux du groupe. LOL.

Il y a aussi l’une des personnes les plus inutiles à cette planète, qui s’est parti il y a quelques semaines un compte twitter sur lequel, parmi ses délires d’homme de cromagnon mythomane et narcissique, il a commenté le suicide du jeune dont il est question plus haut:

“If you a man and your over 25 and you don’t eat pu**y just kill your self damn it. The world will be a better place. Lol”.

Faudrait vraiment que quelqu’un explique à «Fif» ce que veut dire, au Québec, son surnom…

Parlant d’ici, une des déclinaisons les plus dynamiques du rap est aussi celle qui a fait remonter le plus de caca à la surface de la scène. Soyons clairs: je crois sincèrement que les Word Up Battles sont une des meilleures choses qui pouvaient arriver au rap québécois (ça, pis les jacuzzis de Boucherville). Mais les dérives homophobes qui plombent pratiquement tous les combats de la ligue sont de plus en plus difficiles à défendre. (Un exemple parmi 1000:  j’aurais pu en prendre dans presque tous les combats).

Finir ses verses avec «faggot», ça rajoute vraiment du poids aux arguments ? Personnellement, le lien «orientation sexuelle» et «capacité à débattre en utilisant un arsenal de métaphores» ne m’a jamais  frappé. «Tu es fif»: toute une attaque ça. Je te donne un scoop, j’aime le yogourt aux fraises aussi. Vas-y, lâche-toi lousse le grand, sors-moi tes meilleures lignes.

MAIS.

À tous ceux qui veulent brûler le rap pour sa mysogynie : Je ne crois pas que toutes ces références soient fondées sur une vraie haine des homosexuels: c’est un jeu verbal, fait pour s’amuser. Le raccourci néendertalien «fif = faible, donc moi, hétéro, plus fort que toi» est bien sûr la motivation première de l’utilisation d’autant de charges homophobes dans les Word Up et autres ligues de combats rappés.

MAIS.

Je parle aux MC ici: stratégiquement parlant, est-ce une si bonne tactique d’attaquer un adversaire avec des accusations qu’on sait fausses, auxquelles on ne croit pas vraiment et qui sont, en plus, pu drôles du tout? Est-ce rentable de mêler l’ensemble de la communauté gaie en utilisant des lignes vide de sens ?

Et il y a toujours un danger que quelqu’un, quelque part, ne comprenne pas le 2e degré de vos lignes de marde. Qu’à force d’entendre ses idoles s’insulter en se traitant de fif – pour le fun – il prenne aussi l’habitude, lui aussi, de traiter ses amis de fifs. Pour le fun. Puis tranquillement, la figure mythique de l’homo s’installe dans son cerveau. Il n’en connaît pas, mais il trouve qu’Alex Perron est pas mal fatigant. Pis que Pierre Lapointe, avec ses pantalons serrés, y l’aime pas ben ben. Pis que Pierre-Luc, tsé, le gars qui joue de la clarinette en secondaire 2, y’a l’air fif itou. Pis que ça commence à circuler dans l’école: «Pierre-Cul y’é fif, ahaha». Jusqu’au jour où Pierre-Luc ne rentre pas à l’école. Parce qu’il est dans le fond de la rivière.

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La montée de lait – La nation nordique.


Le retour d’une équipe professionnelle de hockey à Québec est le non-débat de l’année: personne ne peut être contre. La manière de ramener la LNH est tout autre chose, et elle mérite qu’on en discute de la manière la plus ouverte possible.

Malheureusement, quand le débat est mené par une agence de presse fantoche (et scab) qui se prétend être le plus grand quotidien en français de l’Amérique tout en étant obsédé par l’hyper-local/trivial et un torchon libéral qui ne pense que côté cour, y’a pas grand chance qu’un débat ouvert, avec des idées originales, ait lieu.

En gros, on a 2 options:

1) L’option CHOIX/Non-Montréalais frustrés: On bâtit un Colisée 100% public en coupant l’argent qu’on met dans l’OSM, le Quartier des spectacles, les Grands ballets canadiens, le Festival du nouveau cinéma, le festival transamériques. «Si les artisss fifs du Plateau de Mourial veulent leur cash, y’auront juste à aller le chercher d’in poches des goons. J’aimerais ben ça wouère ça moé!»

2) L’option La Presse/Québécor/Bell/Jeffrey Loria: Faire payer un stade par les fonds publics, devenir des messies en faisant venir une équipe, se négocier un loyer hyper-bas en faisant pitié, et fourrer solide le gouvernement en mentant systématiquement sur ses revenus.

Mais dans la vie, il faut toujours se méfier des situations «c’est soit ça ou ça, that’s it». C’est un très mauvais sophisme (nommé faux dilemme) démoli depuis à peu près 200 ans. Voici donc une «troisième option».

Qu’ont en commun Barcelone et Green Bay? Je vous le donne en mille, ce n’est pas la température.

Ces deux villes ont des équipes professionnelles dont la propriété est publique. Pas «détenues» par le gouvernement, mais propriété du «vrai monde» (ça on aime ça, le «vrai monde», hein, mes petits démagogues!).

Le FC Barcelone, l’équipe la plus titrée de la Liga, première ligue de soccer d’Espagne, fonctionne avec des «abonnements», les «socios», qui sont le plus haut pouvoir dans l’organisation. Ils sont 170 000 a être membres.

Les Packers de Green Bay sont la seule équipe de la NFL (du sport professionnel ?) a être une organisation à but non-lucratif, détenue à 100% par une «communauté». Les fans peuvent acheter des «parts», qui leur donnent droit à un droit de vote dans la gestion de l’équipe, mais pas de droit sur les billets de saison, ou de dividendes. L’équipe peut mettre en vente des parts selon ses besoins d’argent (rénovation de stade, mettons), et il est impossible pour un individu d’en posséder plus que 200 000. Les Packers sont ainsi «détenus» par environ 115 000 personnes, qui se partagent près de 5 000 000 de «parts».

Ça serait possible ici? On est assez nombreux pour le faire ? HELL YEAH! La Catalogne, région indépendantiste où se trouve Barcelone, compte 7 500 000 habitants, un chiffre qui ressemble pas mal à la population du Québec. À Green Bay, ils sont 115 000, le plus petit marché de la NFL. À Québec, il y a 500 000 habitants. Ce qui serait le plus petit marché de la LNH.

Une des critiques constantes qui revient au Québec, c’est l’absence d’un projet de société. De ça découle plein de chose: fierté, entrain, diminution du cynisme, engagement. J’avais une discussion avec une amie récemment sur le fait qu’il n’y a pas mieux que la culture populaire pour passer un message. Je crois qu’au Québec, il n’y a pas de meilleur vecteur de mobilisation que le hockey.

C’est une façon de faire qui utilise la pouvoir de la masse sans hypothéquer les finances publiques et qui va couper les délires parano-identitaire de certains tout en relançant l’intérêt pour une souveraineté québécoise (qu’elle soit indépendantiste, politique et de gauche ou économique, de droite et anti-quêteux).

Et rendre Pâques aussi hot que dans les années 80.

*Merci à Dave Zirin pour l’inspiration dans le Mirror de cette semaine.

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La montée de lait – Ton enfant.

D’office, je dois dire – pour me protéger de la haine potentielle en commentaires – que je n’ai pas (encore) été baigné de la béatitude de la procréation. Je ne sais donc probablement pas «de quoi je parle». (ahahah).

Donc, cette montée de lait sur les enfants (si c’est pas d’addon…) a été déclenché par une lente accumulation résultant du fait que je vieillis: nécessairement, autour de moi, ça copule, ça ovule, ça éjacule, et de plus en plus souvent les ventres se gonflent en bulles.

Les changements physiologiques sont loin d’être les plus frappants cependant. Il s’opère en effet dans quelques cas une transformation du psyché qui semble débalancer, dans la tête du spécimen atteint, l’ordre des priorités, la capacité a relativiser l’importance des événements et une confusion entre ses intérêts et ceux des autres.

Les manifestations sont multiples, mais s’incarnent de trois manières particulièrement gossante pour l’entourage immédiat de l’infecté.

1) L’échographie:

Moment-clé (semble-t-il) dans la dynamique parents-enfant (surtout pour les premiers en fait), la première image échographique est tel un hyérogliphe contemporain: les initiés voient beauté et magie là où les autres ne voient qu’une version cheap et floue du logo  d’Alfred Hitchock. Par un phénomène de revirement spontané et innatendu, certaines des plus prudes n’éprouvent plus, la grossesse venue, aucune gêne à distribuer au plus grand nombre des panoramiques d’une zone qui aurait, quelques semaines auparavant, coûté efforts, soupers, jolis mots et promesses d’amour infini à visiter.

Voilà une belle question philosophique pour répondre constructivement aux incontournables courriels d’échographie: Les autres éléments de l’appareil reproducteur féminin sont-ils en droit d’être jaloux de la visibilité et du traitement particulier de l’utérus?

2) Le primat de la nouvelle vie sur les plus vieilles.

L’apparition d’une nouvelle vie entraîne, chez certains individus, un glissement moral stupéfiant. Soudainement, la «valeur» du jeune humain dépasse celle des plus vieux. Tout problème, contrainte, mésaventure devient du même coup exponentiellement dramatique selon l’âge de la personne à qui elles arrivent. Je comprends la vulnérabilité et la présumé innocence du «jeune» (what’s up Jean-Jacques!), mais une diarrhée n’est pas une affaire d’état. Pas plus à 6 mois qu’à 63 ans.

3) Bébé à bord:

Ahh, le losange jaune: un des signes les plus évidents de la perte de contact avec la réalité de certains reproducteurs. Il faut d’abord perdre complètement tout espoir dans le reste de la race des homo automobilus. Car à la naissance d’un enfant, la vie se tranforme en Crash, et tous les AUTRES conducteurs se métamorphosent en psychopates qui ne cherchent qu’à se rentrer dedans. Heureusement qu’il existe les amulettes jonquilles, qui protége sa ferraille et ses occupants contre les fous qui, autrement, voudraient juste te défoncer ta valise.

À savoir: le charme est d’autant plus fort si on écrit «Bébé» sur le talisman, et si on le garnit de symboles bambinesques en foam.

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La montée de lait – Pourquoi les lutteurs américains devraient diriger la France.

Si j’avais à écrire le Grand Guide du Mieux-Vivre Collectif, ça commencerait par ça:

«La valeur d’un être humain se mesure à sa capacité à ne pas laisser guider sa vie par ce qu’il croit vrai, mais par ce qu’il sait être relativement vrai, parfois».

Parce qu’il n’y a rien de «réel», d’«authentique» ou de «vrai» là où nous vivons. L’absence de doute, l’absolutisme, la certitude sont les ennemis jurés de l’intellignce, de l’évolution et par extension de l’humanité.

Deux très beaux cas contemporains, aux États-Unis et en France, deux nations où la liberté, l’égalité et le droit individuel ont déjà voulu dire quelque chose, illustrent les dangers qui guettent le mieux-vivre collectif quand l’humain en question reprèsente une nation.

Aux États-Unis, dans toute la controverse entourant la construction potentielle d’une mosquée près de l’ancien site des tours jumelles, Barack Hussein Obama (comme le présente toujours la PsychoMilf) a pris position en affirmant que «les musulmans ont le même droit de pratiquer leur religion que n’importe qui d’autre dans ce pays». Un statement assez neutre, il me semble, qui est en accord parfait avec la Constitution américaine, mais qui a fait sauter les Tea Partistes et autres réactionnaires à gachette.

Pendant ce temps dans l’Hexagone, le petit Nicolas S., en bon mythomane égocentrique, a trouvé que la meilleure solution pour répondre à une micro crise interne était de se péter un délire xénophobique qui fout la merde dans toute l’Union européenne.

Nicolas paye 300 euros par adultes Roms, ces nomades originaires de Bulgarie et de Roumanies, pour qu’ils décâlissent de la France. En plus d’être complètement inutile (la plupart sont envoyé en Bulgarie et en Roumanie, des pays de l’Union Européenne. Il n’existe donc aucune «frontière» pour les empêcher de revenir), cette politique va complètement à l’encontre de la règle numéro 1 du Grand Guide du Mieux-Vivre Collectif. Et de tout ce que la France a défendu depuis les 300 dernières années.

Je me rappelle quand la France s’est fait envahir parce qu’elle pensait que généraliser à une population entière les agissements ou comportements de quelques individus, et pire, en faire une politique d’état, était fondamentalement mal.

Je me rappelle l’époque où le gouvernement français se farcissait à tour de bras le gouvernement américain pour son amalgame Arabe = Terroriste.

Je me dois maintenant de constater que même les lutteurs américains ont une conception beaucoup plus éclairée du droit humain que la classe politique française.

Ça va être crowdé su’l Plateau dans pas long…

*Crédit pour le vidéo aux toujours pertinemment impertinent p45.

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