La montée de lait: Les hymnes nationaux et le Canadien.
Posted by LKB on 27.04.10
Martin Itfor rapportait sur son blogue incomparable que l’organisation du Canadien, avant le match de lundi, avait dû préciser aux partisans que le CH comptait aussi des Américains, et qu’il était donc impoli de huer le O say can you see.
C’est probablement le pire argument au monde pour défendre une des pratiques les plus imbéciles du sport professionnel.
Je vois d’où peut venir l’obsession de l’hymne dans un contexte de compétition internationale. Après tout, les Olympiques, Coupe du monde et autres championnants ne sont rien de plus qu’un substitut pacifisant à l’éternel concours de «qui a la plus grosse» qui obsède l’Homme, de la cour de maternelle jusqu’aux plus hautes sphères.
Quand des tapons de ton pays battent des tapons d’autres pays, t’as le droit de les écoeurer en leur cassant les oreilles avec une toune volontairement inécoutable, dans laquelle tu dis, de la manière la plus fendante,violente et sexiste possible, comment tu es le bawws.
C’est complètement contraire à l’esprit sportif avec lequel ces compétitions nous emmerde, mais c’est comme ça.
Par contre, dans le sport professionnel, la présence de l’hymne national est aussi inexplicable que ça.
Les équipes représentent des VILLES. Les joueurs viennent de PLUSIEURS pays. Les enjeux/coupes/prix sont PUREMENT ÉCONOMIQUES/PRIVÉS.
Le sport professionnel, c’est le summum du déracinement apolitique, de l’abandon absolu de toutes liaisons idéologiques ou nationales au profit de la grosse piasse. Je n’ai rien contre ça, au contraire. Mais la présence d’un truc aussi empesé de symbole qu’un hymne national dans ce temple du mercenariat économique est un affront aux symboles encore plus grave que tout ce qu’un partisan ne pourra jamais crier.
Ça mélange des affaires qui n’ont rien à voir ensemble. Avec toutes les dérapes que ça suppose. Parce qu’il est bien clair qu’huer l’hymne américain dans un 6e match de série n’est pas une critique réfléchie et dirigée contre les États-Unis. Comme, j’ose l’espérer, se lever pour l’hymne canadien dans le même contexte n’est pas un endossement des politiques de Stephen Harper.
Pour que tout soit plus clair, que chacune des équipes de la ligue se trouve une toune sur laquelle les partisans peuvent maudire, jouir, cracher, vomir ce qu’ils peuvent et qu’on en finisse avec ce mélange caillé de nationalisme, de Politique et de mercantilisme opportuniste.
Parce que ça commence à être gênant que la lutte soit le seul sport qui ait compris ça.













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